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 Voyage botanique

CLEMATIS – CLEMATITE

Renonculacées

Ce genre comprend environ 200 espèces de vivaces herbacées à souche ligneuse et de plantes grimpantes, semi-ligneuses à ligneuses, persistantes ou caduques, vivant dans les deux hémisphères notamment en Europe, dans l’Himalaya, en Chine, en Australie, en Amérique du Nord et centrale.

Il existe plus de 400 cultivars généralement à grandes fleurs.

Du fait de la diversité des espèces : vivaces herbacées de petite taille, arbustes grimpants ou étalés, plantes grimpantes atteignant de 10 à 15 m de hauteur, l’aspect des clématites varie considérablement.

Les feuilles, opposées, parfois alternes, glabres ou pubescentes, sont simples, tripalmées, pennées ou bipennées, avec le bord entier ou irrégulièrement découpé.

Les espèces grimpantes s’accrochent au support ou à la plante hôte par le biais des pétioles transformées en vrilles.

Les fleurs bisexuées, sont solitaires ou groupées en cymes ou en panicules. Elles présentent 4 à 10 sépales, avec des dimensions très variables.

Les clématites sont cultivées pour leur floraison généreuse, souvent suivie de fruits plumeux décoratifs, gris, argenté.

Certaines comme Clematis  recta, sont odorantes.

Utilisez les formes grimpantes pour garnir une pergola, un treillage, un arceau, une tonnelle ou un mur, voire pour habiller les branches d’un grand arbuste ou d’un petit arbre. Cultivez les espèces herbacées dans les massifs.

Culture

Au soleil ou à mi-ombre, dans un sol fertile, humifère, bien drainé, en ombrageant  les racines et la base des tiges ( avec une tuile plate par exemple)

Les clématites herbacées préfèrent le plein soleil. Paillez toutes les clématites en février avec du compost de jardin ou du fumier bien décomposé.

Taillez les clématites du groupe 1 après la floraison. Supprimez les tiges mortes ou abimées, raccourcissez les autres si nécessaire.

Pour les clématites du groupe 2 supprimez les tiges mortes ou faibles début mars avant la reprise de la croissance et rabattez toutes les autres au-dessus de beaux bourgeons. Supprimez les fleurs fanées.

Pour le groupe 3 rabattez toutes les tiges de l’année précédente au-dessus d’une belle pair de bourgeons en mars avant l’entrée de végétation.

Rusticité

Très bonne en général.

Multiplication

Semis des espèces en godet sous châssis froid en automne. Division ou séparation de rejets des espèces herbacées en avril. Boutures herbacées en mai-juin, ou semi-ligneuses en juillet. Marcottes en février-mars.

 
Les clématites ont été réparties en trois groupes, en fonction de leurs exigences de culture.
• Groupe 1 : Espèces à floraison précoce.
Ces clématites portent des fleurs en janvier ou en mars, sur les pousses de l’année précédente. Situation abritée mais ensoleillée, dans un sol bien drainé. Feuilles vert moyen, lustrées, persistantes ou caduques. Fleurs simples, en clochette ouverte. Plante rustique.
Clematis alpina, Clématis macropetala et leurs cultivars.
Portent des fleurs en avril sur les pousses de l’année précédente et parfois en juillet sur les pousses de l’année. Résistant en situation froide et ventée. Les feuilles, caduques , vert pâle à moyen. Fleurs simples, semi-doubles ou doubles, en clochette plus ou moins ouvertes. Fruits plumeux, décoratifs, de l’été à l’automne. Bonne rusticité.
Clematis montana et ses cultivars
Floraison fin mai sur les pousses de l’année précédente. Ce sont des plantes grimpantes, très vigoureuses, caduques, précieuses pour habiller un grand arbre ou un mur disgracieux. Les feuilles verts moyens à pourpré. Fleurs presque plates, généralement simples. Très rustiques.
Groupe 2 : Cultivars précoces à grandes fleurs
Ces clématites fleurissent entre mai et juillet, sur les pousses latérales des tiges de l’année précédente, puis en août-septembre, à l’extrémité des pousses de l’année. Les feuilles sont caduques, vert pâle à vert moyen. Les fleurs sont dressées, simples, semi-doubles ou doubles, le plus souvent en coupe large. Ces plantes sont assez rustiques, les hivers rigoureux peuvent compromettre leur précocité.
Groupe 3 : Cultivars tardifs à grandes fleurs.
Ces clématites fleurissent de juillet en septembre sur les pousses de l’année. Les feuilles caduques sont vert pâle à foncé. Les fleurs simples ouvertes vers l’extérieur, forment une coupe large. Bonne rusticité. Espèces et cultivars tardifs à petites fleurs. Ces clématites fleurissent de juin à octobre sur les pousses de l’année. Les feuilles caduques sont vert pâle à foncé ou gris-vert, pennées ou bipennées. Les fleurs sont simples ou doubles, en coupe large, en étoile, campanulées, en forme de tulipe ou tubulées. Très bonne rusticité.
Espèces et cultivars herbacées
Ces clématites fleurissent de juillet à octobre sur les pousses de l’année. On les plante dans les massifs de vivaces. Les feuilles sont vert moyen à foncé ou vert grisâtre. Les fleurs sont simples, étalées ou encore campanulées ou tubulées
 

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 Jardins
Arboretum les Eviats en Alsace
                      
Un arboretum est un jardin botanique consacré aux arbres.
                             
Gérard Humbert, membre de l'association des amis du jardin botanique de l'Université de Strasbourg, grâce à ses superbes photos, nous fait voyager et découvrir son arboretum, qui est un véritable musée vivant et nous donne envie d'en voir encore plus.
Son arboretum créé en 1981 a une superficie de plus de 2 ha.

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Jardin Botanique et Zoologique de Stuttgart
Nous avons profité de notre séjour dans la région de Stuttgart  pour visiter à nouveau le zoo Wilhelma. Il faut dire qu’il faisait 20°C la semaine dernière en Allemagne, et puis évidemment, Wilhelma est vraiment un zoo qui mérite le détour : il possède un magnifique jardin botanique très romantique, des bâtiments historiques de style mauresque et puis des animaux pour le plus grand plaisir de Ticoeur et Titpuce. La beauté des lieux s’explique par son origine : Guillaume Ier a fait construire ce parc au XIXiè siècle pour en faire des jardins royaux. Le style mauresque confère à Wilhelma des airs de l’Alhambra de Grenade. D’ailleurs le zoo est surnommé « l’Alhambra sur le Neckar » (le Neckar étant le nom du fleuve juste à côté). Si vous passez quelques jours près de Stuttgart, Wilhelma est clairement dans notre top 10 des sorties en Bade-Wurtemberg.Après les jardins, voici les animaux. Le zoo Wilhelma est tout particulièrement réputé pour ses grands singes. Nous avons passé pas mal de temps à les observer. La Maison des Singes vient d’ailleurs d’être refaite. Nous avons également aimé les pingouins d’Afrique du Sud, les rhinocéros, l’aquarium, les tigres et les zèbres. Au total, plus de 10 000 animaux. Nous n’avons pas eu le temps de tous les voir !
Alors, tentés par un petit voyage à Stuttgart ?

Le Wilhelma (en allemand, Die WilhelmaÉcouter), ou plus précisément le jardin botanique et zoologique Wilhelma, faisait partie à l'origine d'un ensemble royal associé au parc de Rosenstein qui entoure un château à StuttgartAllemagne. Ce jardin-zoo de 30 hectares est situé à Bad Cannstatt, un quartier historique et résidentiel de la capitale du land du Bade-Wurtemberg, au sud-ouest du pays. C'est un ensemble original qui comprend à la fois d'importantes collections botaniques et zoologiques, ainsi que des éléments d'architecture du xixe siècle, classés monuments historiques, disséminés au sein d'un parc d'agrément. Inauguré en 1953, le Wilhelma est fréquenté annuellement par plus de deux millions et demi de visiteurs.

La résidence royale d'été[modifier | modifier le code]

La Wilhelma en 1900

En 1829, des sources d'eau minérale sont découvertes sur l'actuel site du Wilhelma. À l'époque ce terrain faisait partie du parc de Rosenstein, entourant le château du même nom. Le roi Wilhelm I de Wurtemberg (Guillaume Ier de Wurtemberg), décide alors de faire construire dans une annexe du parc une « maison de bain » (Badhaus en allemand).

En 1837, l'architecte Ludwig von Zanth est chargé de concevoir l'ensemble. Le bâtiment sera construit dans le style mauresque en vogue à l'époque, inspiré des palais de Fès au Maroc, et de l'Alhambra en Espagne. Ces bains sont complétés par une orangerie. Mais, à une époque marquée par l'Année sans été, suivie de la grande famine de 1816-1817, le roi hésita à demander le coût élevé de l'ambitieux projet. Il fallut donc attendre plusieurs années pour voir la réalisation complète de l'ensemble1.

Architecture de Fès "University karaouiyine"

En 1842, commence la construction du premier bâtiment, sur ordre du roi qui l'appelle Die Wilhelma (la Wilhelma). Celui-ci se laisse convaincre par son architecte d'apporter des améliorations et mène son projet à bien, contre toute attente. La simple « maison de bain » de cette villa mauresque va devenir une vaste résidence avec bâtiment constitué de plusieurs salles, dont une salle en forme de dôme, et deux serres adjacentes, chacune dotée d'un pavillon d'angle. En 1846, lorsque la résidence royale d'été Wilhelma a été inaugurée, à l'occasion du mariage du prince Charles avec la grande-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie, fille de l'empereur Nicolas Ier de Russie, elle comportait une salle de banquet, deux bâtiments principaux avec plusieurs salles d'audience, plusieurs belvédères, des serres et de vastes jardins.

Aujourd'hui la Wilhelma est la propriété du land de Bade-Wurtemberg, successeur juridique des rois de Wurtemberg.

   

Le parc zoologique[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'enclos des éléphants
Le jardin mauresque

L'origine du zoo remonte à 1812, lorsque Frédéric Ier de Wurtemberg, successeur de Guillaume Ier, fait installer une ménagerie dans le parc de la résidence royale d'été. Elle avait pour particularité de proposer des panneaux d'explications sur les animaux visibles dans les enclos et d'être accessible au public. La ménagerie présentait 220 animaux, notamment des éléphants, des singes et des perroquets. En 1816, après la mort du roi Frédéric Ier, la ménagerie doit être fermée pour des raisons financières. En 1840, le zoo devient le zoo Wernersche, annexe d'une auberge dont le propriétaire, Gustav Friedrich Werner (de) utilisa les singes pour distraire ses clients, avant de compléter l'animation par le dressage des lions, des ours, des singes et des perroquets. Après la mort du singe Werner, le zoo a été fermé en 1873.
Deux ans plus tôt, on avait inauguré à Stuttgart le zoo Nill (de) qui a perduré jusqu'en 1906 et rassemblé jusqu'à 500 animaux. En 1907, s'ouvre au nord de la ville le zoo de Doggenburg (de), tentative pour donner aux visiteurs un aperçu du règne animal. Toutefois, les visiteurs déplorant l'absence d'éléphants et de fauves, il fermera ses portes peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Le Wilhelma subit de gros dégâts durant cette guerre, endommagé par les bombardements du 19 et du . Certains bâtiments historiques, aménagements et jardins sont épargnés, mais une grande partie des infrastructures est à l'état de ruine.

Son directeur, Albert Schöchle, veut sauver ce patrimoine et a l'idée d'y faire des présentations d'animaux. La réouverture du lieu se fait en 1949, avec une présentation d'aquariums. En 1950, en plus d'une présentation d'oiseaux, est organisée une exposition temporaire : « Les animaux du conte de fées allemand », bientôt suivie de « Serpents, dinosaures et crocodiles », « Animaux des plaines africaines » ou « Animaux de la jungle indienne ». Ces animaux sont restés ensuite au Wilhelma. Le zoo est inauguré en 1953, mais le ministère des finances dont dépend le zoo n'est pas d'accord et ordonne le départ de tous ces pensionnaires.
En 1956, est alors fondée l'Association des amis et sponsors du Wilhelma et, en 1960, l'établissement obtient l'approbation du conseil et du Landtag de Bade-Wurtemberg (1961) pour poursuivre le développement du Wilhelma comme jardin zoologique et botanique.

Essor du zoo[modifier | modifier le code]

Alimentation des lions de mer.

Dès lors, le zoo se développe et de nouveaux locaux sont construits progressivement.

Le premier bâtiment moderne fut l'aquarium, inauguré en 1967. En 1968, sont construits les bâtiments des fauves, des éléphants, des rhinocéros et des hippopotames. Albert Schöchle prend sa retraite en 1970 et son collègue Wilbert Neugebauer lui succède. Les bâtiments des singes, celui des élevages et ont été achevées l'installation d'Afrique du Sud et l'installation des ongulés africains. En 1989, le biologiste Dieter Jauch, conservateur de l'aquarium, devient le troisième directeur du Wilhelma. En 1991 est inaugurée l'enclos des ours et en 1993 la volière de vol libre pour les oiseaux ainsi que la ferme de démonstration sont ouverts. L'extérieur de l'enclos des éléphants a été redessiné et ouvert en .

En , une nouvelle maison pour les singes, dont la construction a coûté 22 millions d'euros, est ajoutée. Celle-ci offre de meilleures conditions d'hébergement dans un enclos de 10 000 m2 aux gorilles et aux bonobos, dont Mimi, la plus vieille femelle gorille d'Europe2.

En 2014, la direction est confiée à Thomas Kolpin. Il est prévu de construire un nouvel enclos pour les éléphants, plus près de la ferme, et les rhinocéros devraient s'installer à leur emplacement actuel.

Présentant un ensemble important à la fois d'animaux et de plantes, le Wilhelma est considéré par les experts comme un lieu unique. Le zoo Wilhelma est géré par l'établissement public des Palais et jardins de l'état du Baden-Württemberg (de) qui relève directement du ministère des Finances. Le zoo Wilhelma est maintenant le seul zoo d'État en Allemagne. Les autres parcs zoologiques et jardins botaniques de ce pays appartiennent à des institutions municipales ou privées3.

Le zoo est suivi depuis 2006 dans une série télévisée allemande : Eisbär, Affe & Co. (Ours polaire, singe et compagnie).

Le jardin botanique[modifier | modifier le code]

Plantes dans les serres

Tout comme le zoo, en 1918-1919, à la destitution de la dynastie des Wurtemberg, propriétaire de la résidence d'été du Wilhelma, les collections de plantes sont allées à l'État du même nom. Un petit jardin botanique est alors constitué, avec des orchidées et une collection de cactus ainsi que des azalées et rhododendrons et surtout des Magnolias dont la floraison constitue la principale attraction pour le public.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans la nuit du 19 au , le Wilhelma est fortement endommagé. Les plantes, qui n'avaient pas été mises à l'abri ailleurs, ont été détruites. Par la suite, les collections dans les serres ont été reconstituées et enrichies.

Les 20 et , la « fleur » la plus grande au monde, un Arum titan (Amorphophallus titanum) d'une taille de 2,94 m, a fleuri au Wilhelma.


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                      Un jardin patrimonial d'exception

                   Le jardin monastique rassemble, dans la plus pure tradition médiévale, des plantes médicinales aux vertus réelles ou mythiques.                                                                                  .
Pendant sept siècles et demi mes moniales bénédictines ont occupé ces lieux, cultivant dans leur jardin situé juste à côté de l'église abbatiale plantes nourricières et médicinales. 
 Elles utilisaient ces dernières pour soigner les malades de l’abbaye et des environs, mais aussi les pèlerins de leur hôpital.
Dans un espace de 10 ares organisé en damiers, le jardin présente près de 400 plantes répertoriées dans le domaine de la pharmacopée, d'origine médiévale ou actuelle.
Le visiteur est ainsi plongé dans le plaisir de la botanique et la connaissance de l'histoire de la pharmacopée, en même temps qu'on l'initie avec passion à la symbolique et même à la mystique du jardinage.
Le site est référencé dans le réseau Jardins d'Alsace et labellisé "Jardin remarquable". Il comblera les botanistes, les historiens et tous les amoureux de la nature.
A visiter au cours des différentes saisons pour découvrir son trésor médicinal et voir s'épanouir ses fleurs.                                       https//www.visitstrasbourg.fr/fiche-sitf2230005677_jardin-monastique-eschau

Une abbaye de Bénédictines (de 770 à 1525)
Sous le règne de Charlemagne, dans les années 770, l’évêque de Strasbourg Remigius fonda l’ABBAYE SAINTE-SOPHIE sur -l’insula Hascgaugia- (l’île-aux-frênes) qui allait devenir Eschau. Ce fut la troisième abbaye de femmes en Alsace, après celles de Hohenbourg (Mont Sainte-Odile) et de Saint-Etienne à Strasbourg, toutes trois fondées par la même famille des Etichonides, ducs d’Alsace.
Un hôpital pour pèlerins (1143)
Pendant sept siècles et demi les moniales bénédictines ont occupé ces lieux. Elles ont donc cultivé dans leur jardin des plantes pour s’en nourrir et des herbes médicinales, dites simples ou herbes à guérir. Elles utilisaient ces dernières non seulement pour soigner les malades de l’abbaye et des environs, mais aussi les pèlerins de leur hôpital. En effet, l’abbesse Chunegundis avait fondé en 1143 à l’entrée d’Eschau sur la -voie romaine- encore existante un -hôpital pour pèlerins de toutes parts venant.
S’arrêtaient dans cet hôpital les pèlerins de passage, mais aussi ceux qui étaient venus pour vénérer à l’église abbatiale, dédiée à saint Trophime, les reliques de sainte Sophie et de ses trois filles Foi, Espérance et Charité, rapportées de Rome jusqu’ici dès 777 par l’évêque Remigius lui-même. Sainte Sophie était la patronne de l’abbaye, devenue un centre important de pèlerinage.
C’était généralement l’abbesse qui avait la connaissance des plantes et faisait préparer les onguents, baumes, infusions ou décoctions ou prescrivait bains, enveloppements ou plantes en poudre pour soigner les malades et soulager les maux.

Renouer avec l’histoire et la botanique

Planter et rendre accessibles les plantes anciennes que nos moniales ont connues et cultivées, c’est renouer avec l’histoire et restaurer la mémoire, tout en retrouvant la connaissance des plantes et de leurs vertus.
Nous avons puisé à trois sources pour connaître les noms des plantes cultivées ici dès l’époque carolingienne : le capitulaire De villis de Charlemagne (entre 800 et 812), le Plan de l’abbaye de Saint-Gall (vers 820) qui contient l’Herbularius, l’Hortus et le Pomarium, et enfin l’Hortulus de Walahfrid Strabo, abbé de Reichenau (843-849).
Nous nous intéressons tout particulièrement aussi à sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), abbesse bénédictine du Rupertsberg et contemporaine de notre hôpital. Elle avait une connaissance étendue des plantes médicinales et de l’art de les utiliser. Dans son Livre des subtilités des créatures divines (Physique) elle nous a laissé plus de 200 noms de plantes, en indiquant le parti qu’on peut en tirer pour se nourrir ou se soigner.

L’emplacement du Jardin Monastique

Le jardin monastique a été reconstitué sur le terrain jouxtant le presbytère, face à l’abbatiale romane. Ce terrain était encore occupé en 1791 – jusqu’alors propriété du Grand Chapitre de la Cathédrale – par un -jardin potager, des berceaux de vignes et un vivier.
L’espace rectangulaire, idéalement orienté avec exposition au sud, a été mis à notre disposition par Monsieur le Curé qui en a l’usufruit et la Commune qui en est le propriétaire.

Sa mise en oeuvre

Tout a commencé en automne 1987. Après deux années consacrées aux démarches et aux travaux d’infrastructure, les premières plantations connurent leur premier printemps en 1989. La première plante mise en place a été le bouillon blanc ou cierge de Notre Dame !La disposition monastique ancienne des parterres en rectangles ou carrés a été reprise sous ces deux formes et a été en même temps adaptée au but pédagogique poursuivi : chaque carré ne reçoit qu’une seule et même plante afin de faciliter l’observation; les noms des plantes figurent en latin, français, allemand et alsacien; les propriétés des plantes sont mentionnées.
Les damiers et rectangles répartissent l’espace en autant de points forts : plantes -carolingiennes- (Herbularius et Hortus), stomachiques, astringentes, pectorales, tinctoriales, toxiques, jardin bouquetier, arbustes et plantes des sous-bois, roses anciennes et roses trémières…
L’insertion de matériaux anciens (vieilles pierres de taille, bancs en grès, vieilles bornes à inscriptions, vieux pavés, poteaux à joubarbe, etc.), la présence d’un puits authentique, mais surtout la statue de la première abbesse d’Eschau, Adala, et les noms gravés des autres abbesses redonnent à ce lieu quelque chose de sa véritable dimension historique hors du commun.
La statue en grès des Vosges, haute de 2,55m avec son socle, et les dalles gravées des noms des abbesses ont été sculptées par Denis Roth. Elles sont abritées sous un édicule.Le coût de la statue d’Adala a été entièrement couvert par les dons de Mécènes, en grande partie locaux. Le vitrail, reproduisant l’écusson du pavillon du jardin monastique, a été réalisé gratuitement par André Ildiss. Le cadran solaire, conçu en harmonie avec ce lieu, a été calculé par Etienne Kintz et gravé par Denis Roth.

Son rayonnement

Le public ne s’est pas fait attendre. En 1992 le jardin, encore inachevé, entra dans l’histoire régionale: il fut classé -jardin d’Alsace- par les Monuments Historiques de la Préfecture, reçut la visite de la télévision (FR3 Alsace, Rundum), des journalistes (D.N.A.) et de radios locales et fut particulièrement honoré par les -Amis du Vieux Strasbourg-. Depuis 1993 le jardin figure parmi les -jardins médiévaux- et les -jardins des senteurs-. Il est en outre signalé sur les itinéraires de la Route Romane d’Alsace.Sa participation annuelle aux –Journées des Jardins de France– au début de juin lui attire un public nombreux. Les groupes d’adultes, d’écoliers, d’étudiants ou de participants à des rallyes bénéficient de visites guidées en français et en allemand.

La cohésion d’une équipe et le soutien de la Municipalité

Le concours d’un professeur passionné d’histoire et d’archéologie – Joseph Gross – et d’un professeur de sciences naturelles passionnée de botanique – Denise Zachary – a permis la mise en oeuvre de ce vaste projet dès 1987.
Un professeur à la retraite – René Hoffmann – s’est joint à nous pour nous seconder dans les travaux, l’entretien et le fonctionnement. Bien entendu, -l’équipe des 3 profs- reste ouverte à d’autres intéressés…
Le Principal ayant accepté d’engager le collège Sébastien Brant dans cette action, sous la conduite de leur professeur Denise Zachary, des jeunes viennent régulièrement travailler et s’instruire. La municipalité nous a constamment soutenus. Le savoir-faire des employés de la commune, Bernard Keller et Richard Kretz, a largement contribué à mener à bien cette entreprise de longue haleine.

L’aboutissement des travaux

C’est, en effet, après sept ans de persévérance que le jardin a pu être inauguré le 26 mai 1994 et béni par Monseigneur Charles Amarin Brand, archevêque de Strasbourg, en présence de personnalités et d’amis nombreux.

Un jardin du paradis

Se promener paisiblement au milieu de nos simples, de nos amies les plantes, les nommer en plusieurs langues, les contempler, se rappeler leurs propriétés, les respirer, leur parler (!) et aussi les soigner et les désherber (!), c’est vivre un bonheur réel et profond. Une approche de l’idée d’Eden                  https//www.eschau.fr/la-ville
Film et photos de Thierry Roser


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Lors d'une sortie le 23-05-2009, nous avons été reçu à la pépinière par M. Eberts à Baden-Baden pour une visite guidée. Il nous a montré son jardin avec des espèces spectaculaires.
Nous avons quitté ce paradis avec des étoiles pleins les yeux.

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Vincent HORVAT nous offre quelques photos du Jardin Botanique de Metz.
D'autres photos proviennent du site " metz.fr "


Epoques : XVIIIe
Attribuée pendant de nombreuses années au ferronnier Messin Pantz et présentée comme le vestige de l'Exposition universelle qui eut lieu à Metz en 1861, la grande serre du Jardin botanique n'est pas celle que l'on pensait…
Transférée en 1862 à l'extrémité Nord de la promenade du quai St Pierre, la serre de l'exposition universelle disparut dans un incendie en 1875.
Les serres actuelles du jardin botanique ont en fait été construites sous l'annexion, par Wahn, le "Stadtbaurat" ou l'architecte de la ville à cette période. Selon le plan retrouvé datant de janvier 1898, le cartouche indique qu'il s'agit bien de "nouvelles serres" (Neues Gewächshaus).
D'une superficie de 834 m², elles se composent de 6 chapelles proposant des collections tropicales organisées selon divers thématiques : une orangerie, une serre aride, une serre tempérée, une serre dédiée à l'évolution, une autre dédiée aux sous-bois équatoriaux et enfin, une serre actuellement en travaux sur le thème du voyage des plantes.
Epoques : XIXe
Le jardin botanique de Metz est un héritage de l'activité scientifique et naturaliste messine. Fondé en 1802 sur la colline Sainte croix, il a rassemblé au cours des époques, diverses personnalités scientifiques passionnées par la botanique comme Jean-Christophe Couthier, Gabriel Simon, M. Belhomme.
Il est ensuite transféré à Montigny-les-Metz en 1867. Cette année-là, la Ville de Metz achète la propriété Frescatelly, une résidence d'été construite en 1719 et qui dispose d'un parc de 4,4 ha.
L'activité scientifique du jardin botanique connaît ensuite une période d'austérité sous l'occupation allemande (pénurie de chauffage causant de forte pertes dans les collections tropicales) toutefois le Muséum de Paris l'aide à reconstituer certaines collections végétales.
Le parc est aménagé par le paysagiste Antoine Demoget, qui en fait un jardin à l'anglaise aux allées courbes et agrémenté de bassins. Une statue en bronze, réalisée par Christophe Fratin en 1852, est installée à l'entrée du parc. Elle représente un Cerf aux abois.
A partir des années 60, la Ville axe plutôt sa politique des jardins sur les promenades et le fleurissement. Le jardin botanique perd alors à cette époque sa vocation scientifique. Il n'a peut-être pas dit son dernier mot !
La grande serre qu'il abrite reste un témoin du rayonnement messin. Depuis de nombreuses années, il est dit que les serres du jardin botanique sont celles de l’exposition universelle qui eut lieu sur l’Esplanade en 1861, construites à l’époque par le ferronier Pantz. Or, elles ont brulé lors d’un incendie en 1876. Les serres actuelles ont en fait été construites sous l’annexion allemande (1870 – 1919), selon les plans retrouvés, et dessinées par le « Stadtbaurat » Wahn.
Le parc contient plus de cent variétés d'arbres, dont certaines sont rares comme un séquoia géant de 40 mètres et âgé de 140 ans, un muscadier de Californie, un liquidambar (ou copalme quarante écus), un cyprès chauve, un arbre au caramel ou encore des bananiers et des palmiers plantés en pleine terre.
Le jardin dispose également d'une roseraie, au tracé régulier et géométrique, et qui contient 80 variétés de rosiers, des vivaces et des plantes grimpantes comme le jasmin d'hiver ou le kiwi ornemental.
Il est agrandi en 1997 à l'emplacement des anciennes serres de production. Dans ce nouvel espace, on peut notamment admirer un jardin des senteurs, un autre de graminées, une tonnelle de cytises et un plan d'eau agrémenté de nénuphars.
Connu d’abord sous le nom de “Parc Frescatelly”, le Jardin Botanique est un parc de style paysager de 4,4 hectares dont la création date de 1866. Il propose de nombreuses collections végétales originales : l’arboretum avec les ginkgos, les séquoias et le cyprès chauve tous centenaires ; la roseraie, le jardin de senteur, la collection de graminées et les plates-bandes de vivaces.

Le pavillon “Frescatelly” situé au centre du jardin abrite actuellement la direction du Service des Espaces Verts et du Cadre de Vie.

Les serres, d’une superficie de 1 000 m² environ, datent de 1898 et sont l’œuvre de Wahn, architecte de la ville à l’époque. Elles rassemblent des plantes tropicales et exotiques venues de diverses régions du monde aux climats variés : équatorial, méditerranéen, aride et tropical.                                                                                                                               metz.fr

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Le Jardin des Faïenciers est une friche industrielle, un jardin, une œuvre d'art, tout cela à la fois. Sur le site du Moulin de la Blies, élu 9ème monument préféré des Français en 2015, le paysagiste Philippe NIEZ s'est lancé un défi: donner une seconde vie au patrimoine industriel des berges de la Blies. Et le résultat est épatant !
Le jardin des Faïenciers est un lieu de promenade unique en son genre en Lorraine. Ici, d'anciennes meules et cheminées en briques côtoient Lys des Steppes et autres Hortensia fleuris en période estivale. A l'automne, laissez-vous surprendre par les odeurs de pain d'épice des arbres à gâteau. Couleurs, végétaux et autres petites bêtes qui peuplent le jardin varient au gré des saisons et évoquent les sources d'inspiration des faïenciers, décorateurs des siècles passés. Imaginé par Philippe NIEZ, le Jardin des Faïenciers fait le pendant à la partie minérale su site du Moulin de la Blies composé des friches de l'usine de faïence datant du XIXème siècle. Il évoque les sources d'inspirations des artistes décorateurs, l'alchimie des couleurs et la fabrication de la faïence. Ce jardin est à la fois marqué par l'histoire industrielle qu'il met en valeur de façon subtile et par la volonté d'étonner, de créer du dépaysement, notamment grâce à des effets de plantes inattendus. Il se décline en 7 jardins qui ont chacun leur univers propre et qui, tous les ans, seront complétés par une scénographie éphémère. A découvrir notamment: le Labyrinthe des Ruines, le théâtre de verdure, la terrasse de pivoines, le jardin des grands feuillages ou encore la pergola de glycines japonaises... Le Jardin des Faïenciers est membre du réseau Jardins sans Limites qui rassemble près d'une vingtaine de jardins à visiter en Moselle( France), en Sarre(Allemagne) et au Luxembourg.        CPJF







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Le jardin botanique de Lyon est un musée vivant abritant la diversité végétale de notre planète. Au milieu du Parc de la Tête d'Or, c'est un oasis au cœur de la ville. Ce lieu de découverte, de détente et de convivialité vous propose d'admirer la richesse de ses différentes collections ( carnivores, orchidées, passiflore, etc..) réparties sur 8 hectares dont 6500 m2 de serres. Il abrite environ 16000 espèces.
Il renferme l'une des plus riches collections d'Europe et de ce fait, est très prisé des spécialistes qui viennent du monde entier. Membre du Conservatoire des collections végétales spécialisées certaines de ses collections sont labellisées  "collections nationales" ( araceae, begoniaceae, bromeliaceae, etc..). Il accueille également une bibliothèque, un herbier, une graineterie, un pôle scientifique indispensables pour mener ses activités de recherche et de conservation.
Il s'investie dans l'éducation à l'environnement pour un développement durable.
Retrouvez tout au long de l'année, ses animations pour les scolaires, ses ateliers, ses expositions, ses visites, pour les grands et les petits sur le site internet des activités natures de la ville de Lyon : www.nature.lyon.fr
https://www.loisirs-parcdelatetedor.com
Vincent Horvat nous a fait part de quelques photos.
D'autres photos proviennent du site internet











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 Lidine MIA nous présente des insectes butineurs, hyménoptères, abeilles, bourdons, guêpes, syrphidae et papillons avec quelques photos très sympathiques
  •  1 - Abeilles - Bourdons - Guêpes
  •  2 - Mouches = Syrphides - Diptères
  •  4 - Papillons



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 Voyage botanique