Plus il fait chaud, plus elles fleurissent : ces 16 vivaces sont faites pour les étés que nous avons maintenant
Article de Clémentine Gros Modes et Travaux

Incroyable mais vrai : en juin et juillet, on peut encore planter des vivaces et obtenir une floraison qui dure jusqu’à l’automne. Le feu de plomb et les restrictions d’arrosage ne doivent plus faire peur : plantées maintenant, ces vivaces résistantes à la chaleur s’installent très bien au cœur de l’été à condition de soigner l’arrosage au départ. La clé tient en 16 vivaces bien ciblées.
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Des vivaces qui tiennent face à la chaleur
En théorie, on plante les vivaces au printemps ou en automne pour qu’elles enracinent à la fraîche. Mais des plantes cultivées en pot, déjà bien racinées et choisies pour leur tolérance à la chaleur, supportent très bien une plantation estivale. Il suffit d’éviter les périodes de sécheresse extrême et d’arroser soigneusement les deux ou trois premières semaines. Dans la pratique, on privilégie des plantes pré-racinées et tolérantes à la chaleur afin de favoriser une installation rapide.
Des vivaces adaptées et leur association
Les vivaces adaptées aux fortes chaleurs ont souvent un feuillage épais ou argenté, des racines profondes et viennent de régions sèches. C’est le cas du sarrasin soufré Eriogonum umbellatum, capable de tenir l’été avec trois arrosages mensuels, ou du sedum ‘Brilliant’, dont la floraison peut durer jusqu’à six mois, du début de l’été aux teintes cuivrées d’automne. Ces caractères expliquent leur aptitude à s’installer durablement dans des conditions estivales.
Planification et entretien pratique
En les combinant, on structure un massif complet : coréopsis, faux tournesol et rudbeckies en arrière-plan pour la hauteur, gaillardes, échinacées, agastaches et kaliméris au milieu, delosperma, sedum et verveine en bordure ou en rocaille. Lavandes, cataires et heuchères complètent en bacs ou au pied d’un mur chaud, tout en nourrissant abeilles, papillons et oiseaux.
La première année, l’eau reste votre meilleur allié : arrosez en profondeur à la plantation, puis deux fois par semaine si la chaleur persiste, toujours le soir ou tôt le matin. Un paillage minéral ou organique limite l’évaporation et protège les racines. Retirer régulièrement les fleurs fanées, surtout sur rudbeckies, gaillardes, kaliméris ou sauges, prolonge nettement la floraison.
Fin de saison et conseils de conservation
En fin de saison, l’idée n’est pas de tout raser. Selon Maison et Travaux, mieux vaut conserver les tiges saines d’échinacées, de rudbeckias ou de gaillardes : leurs graines nourrissent les oiseaux et abritent la petite faune. Pour les vivaces vraiment malades ou tachées, ce serait préjudiciable car elles pourraient développer des maladies comme l’oïdium, explique Angelika Zaber, experte jardinage, citée par The Spruce. Un léger paillage après les premières fortes gelées suffit ensuite à protéger les souches ; le reste peut attendre le printemps suivant.